CIF : cinq recommandations de la Cour des Comptes

Publié le 10/11/2017

Créé en 1984, le congé individuel de formation (CIF) donne la possibilité aux salariés de suivre, sur ou en dehors de leur temps de travail, une formation à visée professionnelle ou personnelle.

Le CIF est géré par les Opacif et les Fongecif et est financé par les entreprises (0,2 % de la masse salariale) à la hauteur d'un milliard d'euros par an.

 

40 000 personnes bénéficient en moyenne chaque année de ce droit à la formation exercé à l'initiative du salarié.

La Cour reconnaît son utilité mais indique qu’il souffre de plusieurs faiblesses.

Pour rendre le dispositif plus performant, la Cour a formulé les 5 recommandations suivantes :

  • Recentrer le CIF sur les formations orientées vers des activités professionnelles.
  • Développer dans le cadre du CIF les formations répondant à des besoins de reconversion professionnelle.
  • Promouvoir les formations du CIF hors temps de travail.
  • Assurer un accompagnement renforcé vers le CIF dans le cadre du conseil en évolution professionnelle (CEP).
  • Mettre en œuvre les conditions d’une unification du réseau de distribution du dispositif.

La Ministre du Travail, dans sa réponse, a indiqué qu’elle estimait  opportun d’ouvrir la réflexion en vue d’orienter davantage le CIF vers les formations susceptibles de répondre à des besoins de l’économie. Elle veillera cependant à ce que le dispositif ne soit pas dénaturé et permette à tout salarié de préparer un changement d’activité ou de profession, sans que la formation choisie ait un lien avec l’activité de l’entreprise.

Elle a par ailleurs annoncé que l’ensemble des recommandations formulées par la Cour seront étudiées dans le cadre de la préparation de la réforme de la formation professionnelle annoncée pour 2018.

 

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