2020, année record de mobilisation du CPF

Fichier attaché
c2rp-megaphone-cpf.jpg
  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    octobre 2021
  • Emploi/Formation, Formations
  • Producteur
    Autres producteurs

La Dares publie un bilan d’usage quantitatif du Compte personnel de formation (CPF) au titre de l’année 2020. Bien que cette année fut marquée par le premier confinement, la mobilisation du CPF a progressé de près de 90% en un an.

984 000 formations ont été suivies en 2020 via le CPF

Ce sont ainsi 984 000 formations qui ont été financées dans le cadre du CPF, contre 517 000 en 2019. La première cause de cet accroissement exponentiel est à chercher du côté du « PAD ». Derrière cet acronyme se cache le « Parcours d’achat direct » permettant à une personne de mobiliser son CPF sans l’accord d’un intermédiaire. Au niveau national, ce sont ainsi 2,8% de la population active qui ont eu recours au CPF pour réaliser une formation. En région, ces taux atteignent 1,8% dans le département de l’Aisne, 2,6% dans l’Oise, 2,1% dans le Nord, 1,8% dans le Pas-de-Calais et 1,9% dans la Somme.

On constate également que 10% des personnes ayant suivi une formation professionnelle continue en 2020 a bénéficié du CPF.

Le CPF principalement mobilisé par les femmes et les demandeurs d’emploi

L’étude de la Dares nous apprend que les femmes représentent 50% des utilisatrices du CPF en 2020 (soit une progression de 4 points par rapport à 2019).

Les demandeurs d’emplois représentent 36% des utilisateurs, ce pourcentage progresse lui aussi de 4 points par rapport à l’année 2019.

La logistique, les langues vivantes et la création-reprise d’entreprise, au palmarès des formations les plus suivies

Concernant le contenu des formations suivies, 25,9% des entrées en formation concernaient les secteurs des transports, de la manutention et du magasinage. 12,8% des entrées en formation concernait l’obtention du permis B et 6,1% l’obtention d’un Caces.

L’apprentissage des langues vivantes (étrangères ou régionales) représente une part importante des formations les plus suivies, soit 17% des entrées en formation. Elles marquent cependant un léger recul par rapport à 2019, de 3,1 points.

Autres formations fortement sollicitées, celles permettant une réorientation ou la création-reprise d’entreprise. Elles représentent 15,2 % des entrées en formation. La Dares indique qu’elles sont particulièrement prisées par « les agriculteurs exploitants ainsi que les artisans, les commerçants, les chefs d’entreprises et les professions intermédiaires ».

La durée moyenne des formations en très forte diminution

Autre conséquence du « Parcours d’achat direct » (PAD) : la durée moyenne des formations suivies chute drastiquement. Si la durée moyenne des formations suivies était en 2016 de 296 heures, elle atteint en 2020, 67 heures.

La moitié des formations réalisées ayant recours au PAD durent moins de 20 heures en 2020, contre 94 heures en 2016. A l’inverse, la moitié des formations commandées sans recourir au PAD compte plus de 140 heures. On observe que ces formations servent à acquérir une compétence ou un savoir-faire sur un point précis.

Autre phénomène expliquant cette chute des durées moyennes en formation : « la possibilité de bénéficier de financements complémentaires de Pôle emploi, de l’État, des employeurs et des conseils régionaux par l’intermédiaire du PAD n’a été ouverte que progressivement à partir de l’été 2020. Les personnes cherchant à réaliser une formation plus longue (et donc plus coûteuse) via le CPF ne se sont donc pas tournées prioritairement vers le PAD ».