Enquêtes Flash DARES/INSEE sur l'emploi pendant la crise sanitaire

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    juillet 2020
  • Emploi/Formation, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

L'enquête « Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre » (Acemo) pendant la crise sanitaire Covid-19 est réalisée par la Dares avec l’appui de l’Insee.

Les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé non agricole ont été interrogés sur leur situation et sur les conditions d’emploi de la main d’œuvre.

Quatre enquêtes ont été réalisées :

  • entre le 1er et le 10 avril 2020 pour une situation arrêtée au 31 mars
  • entre le 1er et le 12 mai 2020 pour une situation arrêtée au 30 avril
  • entre le 1er et le 15 juin 2020 pour une situation arrêtée au 31 mai
  • entre le 1er et le 13 juillet 2020 pour une situation arrêtée au 30 juin

Elle permet de réaliser un état des lieux de la situation de l’emploi selon les tailles d’entreprises et les secteurs d’activité à la fin du mois précédent l’enquête.


Voici les principaux constats de la dernière enquête :

En juin, l’activité se poursuit dans les entreprises : seuls 1 % des salariés sont encore dans une entreprise dont l’activité est totalement arrêtée, contre 5 % en mai, 12 % en avril et 19 % en mars. Cette amélioration est générale et particulièrement visible dans l’hébergement et la restauration ainsi que dans les autres activités de service, secteur qui comprend notamment les arts, spectacles et activités récréatives.

Les entreprises qui demeurent concernées par une chute d’activité font face à un choc de demande. Les principales causes de la chute d’activité en juin sont :

  • la perte de débouchés (64%) en hausse par rapport à mai (50%),
  • les fermetures administratives (20 % après 28 % en mai),
  • le manque de personnel pouvant travailler (10 % après 14 % en mai),
  • les difficultés d’approvisionnement (6 % après 8 % en mai).

Les difficultés liées à la gestion sanitaire se réduisent encore un peu, de même que celles relatives à l’approvisionnement et celles liées à l’aval. Les difficultés liées au manque de débouchés se stabilisent, tandis que celles liées à une fermeture administrative chutent fortement, en particulier dans l’hébergement restauration.

Les réductions d’effectifs restent, comme en avril et en mai, contenues globalement. Elles se traduisent désormais, par l’annulation ou le report d’embauches prévues et le recours au non-renouvellement de CDD reste important.
Les entreprises qui augmentent leurs effectifs sont plus nombreuses qu’en mai (8 % des salariés travaillent dans une entreprise ayant augmenté ses effectifs après 4 % en mai), en particulier dans les entreprises de grande taille et dans le secteur du commerce.


En juin, 2ème mois du déconfinement, le retour des salariés sur site se poursuit :

  • 60% des salariés travaillaient sur site (50% fin mai)
  • 7% étaient en chômage partiel complet (13% fin mai)
  • 16% sont en télétravail (25% fin mai)

Contrairement au mois de mai, ce sont désormais les petites entreprises qui recourent le moins au chômage partiel : 42 % pour les entreprises de 10 à 19 salariés, et 60 % pour les entreprises de 500 salariés ou plus avec un recours à la formation assez faible pour les salariés en chômage partiel.


Dispositions et accords spécifiques sur le temps de travail et les congés.

35 % des salariés travaillent dans une entreprise qui a imposé des dates pour la prise de jours de repos et 16 % dans une entreprise qui a conclu un accord sur l’activité partielle. Des accords ont également été conclus sur la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat : les entreprises concernées représentent 17 % de l’emploi salarié total.


Les perspectives des entreprises se stabilisent et restent marquées par une forte incertitude et une grande hétérogénéité entre secteurs.

  • aucune difficulté pour la reprise de leur activité (17 % après 10 % en mai et 6 % en avril)
  • retour à l’activité normale d’ici 3 mois (44% contre 43% fin mai),
  • pas de retour à la normale avant la fin de l’année (35 % contre 36 % en mai),
  • ne savent pas dater ce retour à la normale (21 % contre 20 % fin mai).

Les principales difficultés que les entreprises voient poindre restent le manque de débouchés, l’organisation de l’activité de manière à respecter la distanciation sociale et la disponibilité limitée de certains salariés.

 

 

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c2rp-impact-covid-emploi-formation-cartouche.jpg, par sabrina

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