Impact de l’apprentissage sur l’insertion professionnelle des jeunes en Allemagne et en France

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    mai 2017
  • Apprentissage/Alternance, Formations
  • Producteur
    Autres producteurs

L’Allemagne et l’Autriche accordent une place importante à la formation en apprentissage. Ces pays sont souvent cités en exemple concernant leur politique d’insertion professionnelle des jeunes ; l’apprentissage ayant en effet prouvé son efficacité.

Le Centre d’études de l’emploi et du travail (Ceet) du Cnam propose d’évaluer l’effet de l’apprentissage sur « la qualité de la transition école-emploi en France et en Allemagne ».

Deux catégories de jeunes ont été suivies : les sortants du secondaire et ceux du supérieur.   

 

Les principaux enseignements

En Allemagne plus de la moitié des élèves par l’apprentissage, soit deux fois plus qu’en France.

Les apprentis en France sont, sur les 12 premiers mois suivant la sortie du secondaire, moins affectés par le chômage que les étudiants à temps  plein (11,6 points de moins).

Cet écart est de 8,2 points concernant les apprenants du supérieur ayant suivi un cursus en apprentissage.

En Allemagne, cet écart est moins prononcé : il y a un chômage moindre de 5,5 points pour les apprentis du secondaire et de 1,7 points pour les apprentis du supérieur.

Inversement aux employeurs allemands, les entreprises françaises retiennent dans une moindre mesure leurs apprentis pour les embaucher. Cependant ils privilégient les jeunes ayant suivi ailleurs, à l’externe, un cursus en apprentissage. 

En France, comme en Allemagne, les jeunes ayant suivi une formation en apprentissage ont une plus forte probabilité de travailler à temps plein.