Les coûts des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes en relation avec leurs diplômes

Fichier attaché
c2rp-direccte-cout-inegalites-professionnelles.jpg
  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    septembre 2017
  • Emploi/Formation, Formations, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

Au regard du paradoxe de l’augmentation de la scolarisation des femmes et de la persistance des inégalités professionnelles entre elles et les hommes, ce rapport remet les relations formation-emploi et leurs effets inégalitaires au centre de l’analyse des inégalités entre femmes et hommes.

L’objectif est d’éclairer la construction des politiques d’égalité autres que celles qui misent sur la patience en attendant des seuls progrès de la scolarisation des filles une réduction forte des inégalités professionnelles.

 

Le rapport est organisé en trois grandes parties.

  • La première partie (chapitres 1 à 4) dresse un bilan des principales études conduites en France et dans le monde sur le thème des coûts des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.

Dans ces études, l’effet niveau d’éducation n’apparaît pas, ou très peu. En dépit de cette absence, elles permettent de recueillir des pistes et des méthodes importantes pour l’objet d’étude. C’est notamment le cas des évaluations d’Antoine Math, pionnières en France. Le récent rapport de France Stratégie (septembre 2016) fait également l’objet d’un examen attentif au chapitre 4.

  • La seconde partie traite des inégalités professionnelles en lien avec les niveaux d’éducation selon le sexe.

Après un bilan des travaux contemporains sur les inégalités de genre - montrant également l’oubli assez fréquent des relations formation/emploi (chapitre 5), un premier panorama statistique national et régional est effectué sur ce qui est nommé le « grand écart » entre les performances éducatives et les performances professionnelles selon le sexe (chapitre 6).

Il apparaît au chapitre 7 que les inégalités précédemment repérées sont nettement plus marquées lorsque « l’effet diplôme » est introduit. S’y trouve aussi des évaluations monétaires des écarts de revenus selon le sexe et selon le niveau d’éducation. Ces écarts se manifestent dès l’entrée dans la vie active (chapitre 8) et même dans le cas des demandeurs d’emploi (chapitre 9).

  • La troisième partie porte sur les valorisations monétaires macroéconomiques du grand écart en termes de manque à gagner pour les femmes dans leur ensemble et de pertes pour la collectivité.

L’approche intéressante de l’OCDE des « rendements » privés et publics de l’éducation selon le sexe est examinée mais ne nous donne pas les moyens de cerner les coûts des inégalités entre les femmes et les hommes (chapitre 10).

Enfin le chapitre 11 présente les évaluations macroéconomiques du manque à gagner des femmes dans leur ensemble, et des pertes collectives en termes de PIB et de recettes publiques sociales et fiscales.