Les organisations du travail apprenantes : enjeux et défis pour la France

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    avril 2020
  • Emploi/Formation, Données socio-économiques
  • Producteur
    Autres producteurs

On distingue aujourd’hui quatre grands modèles d’organisation du travail. À côté des deux formes traditionnelles dites taylorienne et simple sont apparues deux formes modernes, dites apprenante et lean production.

En France, la question de l’organisation du travail a été souvent sous-estimée dans les politiques publiques, parce que les modalités de mise en œuvre sont difficiles à identifier ou parce qu’elles sont considérées comme la « boîte noire » de l’entreprise. Cette ’étude de France Stratégie ici entend ouvrir cette « boîte noire » pour mieux appréhender les liens entre organisation du travail, qualité du travail et diffusion des innovations, à partir de l’enquête européenne EWCS (European Working Conditions Survey) menée tous les cinq ans auprès des salariés dans les États membres de l’Union européenne.

Comment définir une organisation du travail apprenante ? C’est une organisation qui cherche à augmenter continuellement les capacités d’apprentissage de ses membres pour atteindre des objectifs partagés et anticiper les transformations futures.

Dans la lean production, cette autonomie est plus encadrée, avec des processus standardisés et de fortes contraintes de rythme de travail. Les organisations tayloriennes et simples se caractérisent de leur côté par une autonomie limitée des salariés, une grande répétitivité des tâches et un faible apprentissage dans le travail ­avec des procédures de travail moins formalisées pour les structures simples.

Ce document permet de répondre aux questions : Mais qu’en est-il de la France ? Comment notre pays se situe-t-il par rapport à ses voisins européens en matière d’organisation du travail ?

Cette étude tend à confirmer que l’organisation apprenante conduit à une meilleure qualité de travail, une fois contrôlés la profession et la catégorie sociale des salariés, la taille et le secteur d’activité de l’entreprise. Inscrire la promotion de ce modèle à l’agenda des réformes, en France comme en Europe, serait un moyen de répondre aux défis d’une ampleur inégalée qui s’annoncent à l’horizon 2030.