Prévenir le décrochage : une comparaison entre Lycées professionnels et CFA

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  • Type
    Synthèses/Zoom
  • Date de parution
    septembre 2019
  • Apprentissage/Alternance, Emploi/Formation, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

Par décrochage l’on entend « la sortie prématurée du système éducatif ».  Une enquête conduite au sein de deux lycées professionnels et de deux CFA de la métropole marseillaise fait apparaitre deux approches différentes.

Au sein des lycées professionnels, le décrochage s’assimile en partie à l’échec scolaire. Afin d’y remédier, des actions sont conduites en matière de lutte contre l’absentéisme. Cette particularité est d’autant plus prégnante que le jeune dispose d’un statut d’élève, « scolaire ».

Concernant les CFA, le décrochage est caractérisé par la rupture du contrat d’apprentissage, qui entraine l’arrêt de la formation. Dès lors les actions de lutte contre le décrochage se concentrent sur l’amélioration des relations entre le CFA et l’entreprise accueillante.  Dans cette configuration, le jeune apprenti dispose lui, du statut de « salarié ». Le contrat d’apprentissage étant considéré comme un contrat de travail.

Le statut du jeune influence ainsi la nature du décrochage. Concernant les Lycées professionnels, le jeune est sous la responsabilité directe de l’établissement. En apprentissage, c’est le Maître d’apprentissage qui est responsable de l’apprenti, qu’il soit en CFA ou en entreprise. Dès lors, le temps passé en entreprise (plus important au cours d’une formation en apprentissage), la qualité de vie au travail ont une importance cruciale dans le parcours du jeune.

Cette enquête a permis d’identifier les causes de résiliation des contrats apprentissage. Ces dernières reposent en partie sur la qualité des relations entre Maître d’apprentissage et apprentis. La mauvaise représentation des conditions réelles de travail en entreprise sont aussi une cause de rupture de contrat. Le déficit d’attractivité d’un secteur et ses mauvaises conditions d’emploi peuvent également engendrer des problèmes de comportement et de démotivation qui peuvent se traduire par des absences, des retards ou un implication moindre du jeune.

Du côté des Lycées professionnels, les jeunes décrocheurs sont « les élèves sortis « sans solution » en matière d’éducation, de formation ou d’emploi au cours de l’été suivant l’année scolaire ». Les actions de lutte contre le décrochage se concentrent alors sur la gestion des absences, la discipline et les ruptures de scolarité (abandon, exclusion…).

Autre point caractéristique, la prévention du décrochage s’effectue au sein des Lycées professionnels via des Groupes de prévention du décrochage scolaires (GPDS). Côté CFA ces démarches sont confiées par la Direction des établissements et par la Région dans le cadre de démarche qualité qu’elles promeuvent.