Que gagne-t-on à se former ? Zoom sur 20 ans d’évolution des salaires en début de vie active

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    février 2019
  • Emploi/Formation, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

Le Céreq a analysé les réponses des enquêtes Génération pour comparer l’évolution des salaires des jeunes sortants du système éducatif de la Génération 1992 et 2010.

En 20 ans, au regard de la massification de l’enseignement supérieur, la part des diplômés de l’enseignement supérieur arrivant sur le marché du travail a augmenté (+ 17 points). Néanmoins, sur cette période, la montée en qualification des jeunes se conjugue à une dégradation de la conjoncture économique.

A tous les niveaux de diplôme, les salaires ont progressé sur ces deux décennies, l’inflation doit être prise en compte dans cette progression salariale, le Céreq parle donc d’euros constants pour prendre en considération la notion de pouvoir d’achat.

En 2015, 50 % des sortants gagnent 1 480 euros, soit une progression en euros constants de 170 euros par rapport à 1997. 56 % de cette progression s’explique par la hausse des niveaux de diplôme.

Pour autant, l'éventail des salaires s'est resserré sur la période : les plus diplômés enregistrent un net recul de leur pouvoir d’achat mensuel, alors que les niveaux de diplôme en-deçà de la licence ont vu leur salaire médian augmenté de 30 à 200 euros.

Plusieurs phénomènes peuvent expliquer cette situation :

  • la conjoncture économique peu favorable aux évolutions de salaire,
  • le déclassement d’une grande partie des diplômés de l’enseignement supérieur c’est-à-dire le fait d’occuper un poste dont le niveau de qualification est en deçà de celui que permet d’espérer le diplôme obtenu,
  • les moins qualifiés ont pu bénéficier d’un relèvement régulier du SMIC.

Les plus hauts niveaux de rémunération restent détenus par les diplômés de l’enseignement supérieur. La proportion des bas salaires diminue.