Qu'est ce que le PIC - Plan d'Investissement dans les Compétences ?

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  • Type
    Dossiers
  • Date de parution
    janvier 2019
  • Apprentissage/Alternance, Economie Verte / Développement Durable, Emploi/Formation, Orientation VAE, Dispositifs, Formations
  • Producteur
    C2RP

  • Présentation
  • Publics et modalités de mise en oeuvre
  • Pilotage
  • Boîte à idées
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Un programme faisant parti du Grand Plan d’Investissement

Le 4 juillet 2017, le Gouvernement via le Premier ministre Edouard Philippe annonce la création du « Grand Plan d’Investissement » (GPI).

Ce plan vise à investir sur la durée du quinquennat près de 57 milliards d’euros.

Objectif : permettre à la France de relever quatre défis majeurs :

  • la neutralité carbone,
  • l’accès à l’emploi,
  • la compétitivité par l’innovation
  • l’État numérique.
 
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Un de ces défis intitulé « Renforcer les compétences et l’emploi » est donc directement dédié à l’orientation, à la formation et à l’insertion professionnelle. Il se décline en deux axes :

  • « former et accompagner vers l'emploi 2 millions de personnes peu qualifiées, afin d'apporter une réponse concrète au chômage des moins qualifiés, dont le taux de chômage atteint 18 % »,
  • « financer des expérimentations dans l’Éducation nationale et accompagner les transformations du premier cycle universitaire, afin d’améliorer la formation initiale des jeunes, leur orientation au lycée comme à l’université et leur insertion professionnelle ».

13,8 milliards d’euros seront ainsi consacrés à la lutte contre le chômage des actifs les moins qualifiés, ainsi que pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. La volonté de former un million de jeunes et un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés est affirmée. 52 % de ce budget devrait être déployé dans le cadre de conventions régionales.

 

 

La conception et le déploiement de ce Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) sont confiés le 7 novembre 2017 à Estelle Sauvat nommée Haut-Commissaire à la Transformation des Compétences. Cette dernière missionne alors le CNEFOP pour outiller les futurs « Pactes régionaux d’investissement dans les compétences ». La phase de mise en œuvre du plan est ensuite confiée le 18 juillet 2018 à Monsieur Jean-Marie Marx, Haut-Commissaire aux compétences et à l’inclusion par l’emploi.

Deux documents sont commandés au Cnefop :

  • la conception d’un guide méthodologique à destination des Crefop, comportant des recommandations « relatives aux modalités d’élaboration, de suivi et d’évaluation des Pactes régionaux dans le cadre d’une concertation quadripartite »,
  • un second document prenant la forme d’un « guide de l’achat de formation de qualité ». Ce dernier doit « mettre en lumière et suggérer des modalités d’achat de la formation, à la fois plus agiles et plus pérennes, et de penser investissements qualité, transformation de l’offre, logique d’amélioration continue et adaptabilité ». Des mises à jour semestrielles devront permettre « de faire des zooms sur certains modes d’achat particulièrement innovants ou sur les bonnes pratiques développées par des acheteurs de la formation ».

 

Les trois axes d'intervention du PIC

« Pour une meilleure anticipation des besoins en compétences et de leurs adaptations au marché du travail, via des parcours de formation personnalisés »

  • Mieux analyser les besoins de compétences pour mieux orienter les politiques de formation et les personnes

La méthodologie de mise en œuvre du PIC se base sur une meilleure prospection des besoins. Pour cela, des investissements seront engagés dans des outils innovants permettant de mieux analyser les besoins en compétences et les perspectives d’emploi des territoires. L’analyse des données de masse permettra d’adapter et de proposer une offre de formation plus efficace répondant aux besoins des entreprises.

  • Financer de nouveaux parcours de formation et d’accompagnement vers l’emploi durable

Les programmes d’investissement devront également favoriser la personnalisation des parcours de formation de par une meilleure orientation des individus et un diagnostic des compétences numériques du bénéficiaire. Si besoin, des actions de renforcement des savoirs de base (lecture, écriture, calcul…) pourront être entreprises.

  • Innover et transformer par l’expérimentation, dans le cadre d’appels à projets

Les organismes de formations occuperont une place centrale du dispositif. Des appels à projets d’expérimentation et d’innovations leurs seront adressés et leur permettront d’accélérer leur transition numérique et de moderniser leur offre. La volonté est également de renforcer les approches non scolaires et d’encourager les apprentissages par le « faire ».

 

Les autres actions complémentaires du PIC

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La startup d’Etat « Pix », propose un « parcours pour évaluer les compétences de base au numérique ».

Cet outil sera déployé dans le cadre du PIC. Il permet de mesurer le niveau de compétences numériques des individus (étudiants, salariés, personnes en recherche d'emploi), et de proposer un accompagnement adapté.

Cinq domaines de compétences sont évalués :

  • Information et données (mener une recherche, gérer des données…)
  • Communication et collaboration (interagir, partager…)
  • Création de contenu (développer des documents multimédias, programmer…)
  • Protection et sécurité (sécuriser l’environnement numérique, protéger les données personnelles…)
  • Environnement numérique (résoudre des problèmes techniques…)
     
     
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En complément de cet outil, l’État compte consacrer 10 millions d’euros au financement de « chèque numérique ».

Ces chèques permettront de bénéficier d’heures de formations gratuites au numérique pour des durées de 10 à 20h. Ces chèques pourront être utilisés dans des espaces labellisés pour leur action de médiation numérique : mission locales, espaces publics numériques…

     
     
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Mobilisation du PIC dans le cadre du Plan pauvreté

Le Gouvernement souhaite que le PIC permette de financer des actions visant à former et favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Cette offre « reposera sur des solutions déjà existantes et qui ont fait leur preuves – Garantie jeunes, École de la Deuxième Chance, Epide, Pôle emploi – en renforçant en particulier les moyens consacrées au Pacea ».

Par ailleurs, dans le cadre du PIC des expérimentations seront lancées pour « diversifier les opérateurs et les modalités de la Garantie jeunes ».

     
     
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Un conventionnement avec le réseau des Écoles de la Deuxième Chance prévoit d’accueillir dans le cadre du PIC et d’ici 2022, 6 000 jeunes supplémentaires.

Le montant de cette convention est chiffré à 12 millions d’euros.

 

 
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Seront ciblés prioritairement au titre du PIC : « les personnes peu ou pas qualifiées (…) les formations de remise à niveau, de maîtrise des savoirs de base, de remobilisation ou d’aide à l’élaboration de projet », mais également :

  • les habitants des quartiers prioritaires de la ville et des zones rurales,
  • les parents isolés,
  • les personnes en situation de handicap.

Par ailleurs, pour faciliter l’entrée en formation des jeunes, le Haut-commissaire à la transformation des compétences souhaite que les jeunes ne soient plus obligés d’être inscrits à Pôle emploi, pour pouvoir bénéficier d'une formation financée ou cofinancée par l’État.

 

Gestion des entrées en formations

Les Régions gèrent les modalités d’organisation du PIC. Elles organisent les entrées en formation supplémentaires en coordination avec Pôle emploi, conformément à leurs compétences en matière de formation. Elles peuvent gérer seules les entrées en formation, ou confier une partie de cette commande à Pôle emploi.

 

Coût moyen d’une action dans le cadre du PIC

Si, dans le cadre du « Plan 500 000 », le forfait de prise en charge était plafonné à 3 000 euros, ce montant sera porté à 4 500 euros dans le cadre du PIC et à 8 500 euros pour une action qualifiante.

 
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Un comité stratégique est composé de huit représentants des régions, huit membres issus des partenaires sociaux, huit « personnalités » expertes et huit représentants de l’État, de Pôle emploi et des missions locales.

Ce comité stratégique se réunira deux fois par an. Il observera les investissements engagés et leurs résultats, afin de rediriger si nécessaire les financements vers les projets les plus pertinents.

 

Un comité technique déclinera les décisions financières.

Enfin, le comité scientifique, constitué de 17 membres, rassemble des universitaires et des chercheurs, spécialisés en économie, en sociologie, en psychologie et en science de l’éducation.

Ils se chargeront plus spécifiquement de l’évaluation des 60 programmes initiés d’ici la fin du quinquennat.

Le comité scientifique d’évaluation est présidé par Marc Gurgand, économiste et professeur à l’École d’économie de Paris. Les travaux d’évaluation doivent donner lieu à un rapport annuel et global à l’issue du plan en 2022. Il est attendu que le comité suive la mise en œuvre du plan et l’articulation de ses différentes déclinaisons : programmes nationaux, pactes territoriaux, et expérimentations…

Concernant l’évaluation du plan et de ses programmes, les porteurs de projets (Régions, organismes de formation…), ainsi que des chercheurs ou la Dares, pourront proposer au comité des projets d’évaluation. Le comité pourra alors en retenir certains et leur confier un APR (Appel à Projets de Recherche). Ces projets, en amont de leur lancement, seront présentés pour avis au CNEFOP, ainsi qu’à France compétences. L’enveloppe prévue pour financer des actions d’évaluation pour la période 2018-2022 est de 18 millions d’euros.

Le secrétariat du comité scientifique est assuré pour son fonctionnement par la Dares.

 

La DGFEP, la Dares, France Stratégie, Pôle emploi ainsi que le SGPI seront associés à ces comités.

 
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    Une boite à idées baptisée « Inspir’action » permet aux acteurs de la formation et de l’insertion professionnelle (associations, organismes de formations, Régions…) de déposer et de consulter des projets innovants.

    Cet espace, librement accessible sur le site du ministère du Travail, rassemble des projets visant à :

    • faciliter l’accès à la formation des moins qualifiés,
    • renforcer les démarches favorisant l’accès vers l’emploi,
    • identifier des évolutions des métiers et des compétences,
    • transformer les actions la formation.
     
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