Troisième année consécutive de baisse du taux de chômage en quartiers prioritaires

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  • Type
    Dossiers, Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    novembre 2018
  • Emploi/Formation, Formations
  • Producteur
    Autres producteurs

En 2017, pour la 3ème année consécutive, le taux de chômage des habitants des quartiers prioritaires diminue : il s’établit ainsi à 24,7 %, contre 26,7 % trois ans plus tôt. Pour autant, cette amélioration de la situation de l’emploi ne permet toujours pas de réduire les écarts en matière d’emploi avec les autres quartiers des unités urbaines englobantes : le taux de chômage reste ainsi plus de deux fois et demie supérieur en quartiers prioritaires (24,6 %, contre 9,2 %). En outre, la situation se dégrade chez les jeunes : le taux de chômage des moins de 30 ans atteint ainsi 35,8 % et la part des NEET, les jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation, 29,5%.

Parallèlement à la hausse du taux d’emploi, le taux d’activité progresse. Pour autant, le taux d’inactifs reste élevé, particulièrement parmi les femmes : seules 50,6 % sont ainsi actives contre 68,6 % des femmes des autres quartiers des unités urbaines englobantes.

Les personnes en emploi des quartiers prioritaires occupent plus souvent des postes d’employés ou d’ouvriers (72,7 %, contre 42,0 % dans les autres quartiers prioritaires) en raison, notamment, d’un niveau de formation plus faible. Le secteur tertiaire est largement majoritaire avec, toutefois, une sensible surreprésentation du secteur de la construction (7,0 %, contre 4,8 %). Enfin, les salariés des quartiers prioritaires ont plus souvent des types de contrats moins pérennes que ceux des autres quartiers des unités urbaines englobantes : 24,8 % ont ainsi un CDD ou un contrat d’intérim, contre 13,3 % des salariés des autres quartiers des unités urbaines englobantes.

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