Plus de 813 000 départs de fin de carrière d’ici 2030

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  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    novembre 2020
  • Emploi/Formation, Métiers/Secteurs
  • Producteur
    Autres producteurs

La région Hauts-de-France est l’une des régions les plus jeunes en termes d’actifs en emploi. Aussi, le taux de cessation d’activité est l’un des plus bas des régions de province après Pays de Loire (38,5% vs 38,2%).

Néanmoins, ce volume de départ représente, par an, entre 49 000 et 56 000 séniors selon la simulation faite par l’INSEE sur la période de 2016 à 2030.

Des disparités selon les zones d’emploi

Dans les zones d’emploi, les flux de départ varient selon deux effets structurels :

  • L’âge des actifs en emploi
  • Le tissu économique local parmi lesquels certains métiers peuvent être concernés par des départs précoces.

Ainsi, les zones d’emploi de l’Aisne présentent des taux de cessation d’activité plus élevés en raison de sa population active plus âgée. Les zones d’emploi plus industrielles (St Omer, Béthune-Bruay, Vallée de la Bresle-Vimeu) sont quant à elles concernées par des départs précoces des ouvriers.

En parallèle, les zones d’emploi attractives (Lille, Roubaix-Tourcoing) arborent une population active en emploi plus jeune et donc des taux de cessation plus faibles.

Des secteurs et métiers plus concernés par ces départs

Plus de la moitié des départs annoncés d'ici 2030 concernent seulement 6 secteurs d’activités.

  • Le commerce : 91 700 départs 
  • L’administration publique : 90 500 départs
  • L’hébergement médico-social et l’action sociale : 78 200 départs
  • L’enseignement : 69 900 départs
  • La santé : 60 700 départs
  • Le transport-entreposage : 53 500 départs

Ces volumes traduisent donc de forts enjeux en termes de renouvellement de la main d’œuvre en particulier sur certains secteurs dont celui des métiers du social et de la santé et des ouvriers qualifiés de l’industrie.

Les raisons de ces enjeux résultent principalement du manque d’attractivité de certains métiers (aides à domicile et ménagères, employés de maison, assistantes maternelles) ou du secteur (métallurgie, mécanique, industrie de process) malgré des besoins croissants.

En ce qui concerne les métiers de la santé, l’enjeu réside dans la nécessité de compenser les départs en offrant un nombre de places en formation (études de santé et institut de formation paramédicale) suffisant compte tenu du numerus clausus.

 

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c2rp-cb-visuel-tous-cbs-cartouche.jpg, par sabrina

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