Second volet de l’étude de France compétences sur le modèle économique des CFA

Fichier attaché
c2rp-synthese_modeles_economiques_cf.jpg
  • Type
    Etudes / Enquêtes
  • Date de parution
    juillet 2021
  • Emploi/Formation, Formations
  • Producteur
    Autres producteurs

France compétences publie le second volet de son étude portant sur les modèles économiques des CFA.

La première partie de cette enquête avait démontré que les trois quarts des CFA interrogés estimaient que la réforme avait induit une hausse des apprentis accueillis. 95 % des établissements avaient rencontré des difficultés liées à la mise en œuvre du "coût-contrat", notamment du fait des nouvelles relations à créer avec les Opco et le temps accordé à la facturation et à l’encaissement des contributions. 

Ce second volet publié courant juillet 2021, propose un focus :

  • sur l’équilibre budgétaire des CFA,
  • les investissements qu’ils comptent entreprendre,
  • et l’évolution des charges administratives induites par la réforme.

Un budget prévisionnel à l’équilibre pour 46 % des CFA interrogés

Sur les 600 CFA interrogés à la rentrée 2020, 46 % d’entre eux estiment atteindre un budget financier à l’équilibre en fin d’année, 22% envisagent être en excédent, et 19% prévoient un déficit budgétaire.

Les CFA de taille moyenne (accueillant entre 33 et 166 apprentis) sont moins fréquemment en situation excédentaire que les autres (13% contre 22% pour l’ensemble des établissements). A l’inverse, les CFA plus petits (accueillant entre 1 et 32 apprentis) sont plus souvent en situation excédentaire que l’ensemble des CFA (29% contre 22% en moyenne).

Face au financement au « coût-contrat », 2 typologies de CFA se distinguent

Dès lors, 2 typologies de CFA se distinguent. Les CFA œuvrant dans les métiers des services, positionnés dans le supérieur et plutôt de petite taille estiment avoir tiré profit de la crise sanitaire en digitalisant plus aisément leur formation et en convertissant une part importante de leurs contrats de professionnalisation en contrats d’apprentissage. Par ailleurs, cette première typologie de CFA propose d’autres types de formations en complément de l’apprentissage. Cette diversité de l’offre concourt à l’équilibre de leur modèle économie.

A l’inverse, la seconde typologie de CFA se caractérise par des établissements de taille moyenne, intervenant dans le secondaire et plus spécifiquement dans l’industrie et la production. Ces CFA ont été davantage fragilisés par la réforme et la crise sanitaire du fait de la moindre attractivité de leurs métiers et des investissements plus lourds liés aux plateaux techniques.

Des investissements au long terme suspendus, dans un contexte incertain

25 % des CFA ont reporté leurs projets d’investissement. Ils ont toutefois pourvu aux achats essentiels comme le matériel pédagogique et informatique. En revanche, face aux incertitudes pesant sur le développement de l’apprentissage et à l’absence de cadre institutionnel régissant la prise en charges des investissements longs, les CFA ont préférés reporter leurs projets plus importants.

Quelques rares CFA ont adopté une démarche plus volontariste, en répondant à des appels à projets et à des appels d’offres, qu’ils proviennent des régions ou des Opco.

Un accroissement des charges administratives

La réforme a entrainé pour la plupart des CFA un accroissement des charges administratives, lié entre autres, à la facturation des contrats d’apprentissage aux Opco et à l’obtention de la certification qualité Qualiopi. Cet accroissement impacte à la fois la gestion des ressources humaines des CFA (nouveau recrutement, charge de travail accrue au sein des équipes) et la trésorerie des établissements, notamment lorsque des retards de paiements des Opco voient le jour. 

Autre fait souligné par l’étude, le volet communication, devient un poste de dépenses stratégiques pour certains établissements. Particulièrement pour ceux exerçant dans les secteurs d’activités les moins attractifs.

De manière générale, les bouleversements introduits par la réforme ont été moins impactant pour les CFA travaillant en réseau. Ces derniers ont pu bénéficier de fonctions supports, tout en mutualisant des process et des ressources. 

 

c2rp-cb-visuel-cb9-cartouche.jpg

c2rp-cb-visuel-cb9-cartouche.jpg, par sabrina

Découvrez notre espace dédié au contrat de branches n° 9
"Formation professionnelle"

Négociés avec les différentes branches professionnelles, les contrats de branches envisagent les plans d’actions économiques et de formation les plus adaptés aux enjeux spécifiques de développement des différents secteurs d’activité.