Un rapport parlementaire alerte sur le système d’orientation peu lisible

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  • Type
    Dossiers
  • Date de parution
    juillet 2020
  • Emploi/Formation, Dispositifs, Observation
  • Producteur
    Autres producteurs

La mission d’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur rend un rapport pointant la complexité de l’organisation et la difficile coordination de sa mise en œuvre.

Les diverses structures dédiées à l’orientation ont subi une succession de réformes. Généralement, leurs interventions ne sont pas coordonnées. A la rentrée 2019, chacune des Régions devait avoir signé une convention avec les rectorats pour définir les modalités de leurs interventions respectives. Au moment des auditions de la mission, seules trois conventions avaient été signées (Centre-Val de Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine).

Les rapporteurs font quatorze propositions :

  1. Inscrire comme obligatoires dans l’emploi du temps des élèves de lycées les 54 heures annuelles consacrées spécifiquement à l’orientation.
  2. Charger les recteurs d’académie d’évaluer la mise en œuvre de l’accompagnement à l’orientation dans les établissements.
  3. Évaluer les compétences des élèves à s’orienter selon un référentiel construit avec les experts et acteurs de terrain.
  4. Généraliser les modules d’accompagnement à l’orientation dans la formation initiale et continue des enseignants.
  5. Préparer à l’orientation les élèves dès le collège, par des activités portant sur la connaissance de soi et sur la découverte des filières et des métiers.
  6. Dès le collège, communiquer aux élèves et aux familles un récapitulatif des interlocuteurs compétents sur les questions d’orientation (psy-EN, enseignants, ressources ONISEP, CIO...), avec les modalités de prise de contact.
  7. Faciliter l’accès des chercheurs aux données brutes collectées par la plateforme Parcoursup.
  8. Mieux informer les candidats inscrits sur Parcoursup en proposant des vidéos de témoignages d’anciens étudiants et en renseignant systématiquement le taux d’insertion professionnelle sur les fiches des formations.
  9. Mettre en place un outil d’aide à l’orientation fondé sur l’analyse des classements, afin de permettre aux candidats d’accroître leurs chances d’accéder à la formation de leur choix et de lutter contre l’autocensure
  10. Anonymiser le lycée d’origine et lui substituer une mesure de l’écart entre les résultats au baccalauréat et la notation au contrôle continu.
  11. Prendre en compte les candidats en réorientation et en reprise d’études dans les analyses relatives à la performance de Parcoursup.
  12. Mettre en place une enquête nationale permettant de mieux évaluer qualitativement les affectations via Parcoursup, en recueillant notamment les préférences relatives des candidats.
  13. Créer des places supplémentaires en sections de techniciens supérieurs (STS), notamment par redéploiement de moyens résultant de la suppression des places vacantes dans les formations peu prisées.
  14. Intégrer dans le dialogue de gestion État-universités, sous le contrôle du recteur, une mesure de l’efficacité des dispositifs d’aide à la réussite des étudiants.