Précarité et formation : le COJ publie un plan d'actions pour prévenir les abandons

09-02-2026 | 5 mins
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Le Conseil d'orientation des politiques de jeunesse (COJ) a adopté le 23 janvier 2026 un plan d'actions concret pour lutter contre les interruptions de parcours liées à la précarité économique des jeunes en formation.

Description longue

Un constat préoccupant sur la fragilité des parcours de formation

La précarité économique touche un nombre croissant de jeunes en formation, qu'ils soient étudiants, apprentis ou stagiaires de la formation professionnelle. Selon l'Observatoire de la Vie Étudiante, entre 26 et 32 % des étudiants déclarent des ressources insuffisantes depuis 2006. Parmi les jeunes ayant quitté le système scolaire avant le bac, 19 % citent les difficultés économiques comme premier facteur de décrochage. Le logement instable, les retards de versement des bourses et le non-recours aux aides constituent les principales causes identifiées de rupture.

Quatorze recommandations organisées autour de quatre axes

Le rapport formule 14 recommandations structurées autour de quatre axes : lever les obstacles financiers liés à l'entrée en formation (transparence des coûts, adaptation des programmes pour mineurs) ; améliorer les conditions de vie (logement, mobilité, repas, précarité menstruelle) ; sécuriser les revenus tout au long du parcours (continuité des bourses, rémunération des stagiaires, droits des jeunes handicapés et sortants de l'ASE) ; et garantir l'accès effectif aux droits en luttant contre le non-recours via une meilleure information et un accompagnement administratif renforcé.

Des enjeux de mobilité particulièrement marqués dans les territoires ruraux et périurbains

Le rapport souligne des difficultés de mobilité qui concernent directement les jeunes des territoires peu denses, comme ceux que l'on trouve en Hauts-de-France. Les jeunes ruraux passent en moyenne 2h37 dans les transports quotidiennement, soit 42 minutes de plus que les jeunes urbains. Trois jeunes sur quatre ont déjà renoncé à un emploi ou une formation en raison de difficultés de déplacement. Le COJ recommande notamment d'abaisser l'aide au permis de conduire dès 17 ans pour les apprentis et de la transformer en prime à la mobilité élargie pour ceux ne pouvant ou ne souhaitant pas passer le permis.

 

Télécharger le rapport complet du Conseil d'orientation des politiques de jeunesse
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