Emploi : deux secteurs aux poids inégaux
Près de 31 400 personnes exercent un métier du sport ou de l'animation en Hauts-de-France. Le secteur de l'animation concentre 70 % de ces effectifs, soit 22 770 actifs, contre 8 640 pour le sport (30 %). Deux professions regroupent 76 % des emplois : les animateurs socioculturels et de loisirs (49 %) et les moniteurs et éducateurs sportifs (27 %). Les femmes représentent 61 % des actifs en animation, contre 34 % côté sport.
Marché du travail : des tensions structurelles identifiées
En 2026, environ 7 600 projets de recrutement sont envisagés par les employeurs, en hausse de 46 % par rapport à 2025. Parmi eux, 49 % concernent des postes saisonniers. Un recrutement sur cinq semble difficile. Si aucun métier n'est officiellement en tension élevée, les professionnels de l'animation socioculturelle font face à la non-durabilité de l'emploi et à une faible attractivité salariale. Les sportifs et animateurs sportifs cumulent ces mêmes fragilités avec toutefois la nécessité d'obtention d'un diplôme pour exercer.
Formation initiale et continue des demandeurs d'emploi
Près de 5 650 personnes suivent une formation initiale dans ces secteurs, dont 5 310 dans le domaine du sport et 340 dans celui de l'animation. Le BP JEPS reste le diplôme le plus prisé avec plus de 1 800 personnes inscrites en 2024 dont 56% via la formation continue.
Sources de données
Ces données sont issues de nombreux partenaires sans lesquels cette publication n'existerait pas : l'INSEE, France Travail la DRAJES, la Région académique, l'Organisme Certificateur de la branche du Sport et l'Union Sport et Cycle.