Une méthodologie en deux volets
L'étude s'appuie sur deux volets complémentaires. Une analyse d'impact social évalue les retombées de la formation sur le parcours des personnes formées, via une enquête auprès d'un échantillon de sortants de formation en 2024 et d'un groupe témoin. Une analyse coûts-bénéfices évalue l'impact économique de l'investissement en formation pour la puissance publique, en modélisant les trajectoires d'insertion et les coûts et recettes publics associés.
Des résultats concrets pour les personnes formées
Quatre enseignements ressortent. 90% des formés estiment avoir développé des compétences liées à leur métier, et 74% déclarent avoir un projet professionnel défini, contre 50% des non-formés. 52% des formés ont vu leurs revenus augmenter, contre 30% des non-formés. La formation professionnelle participe aussi au développement économique et à la cohésion sociale des territoires.
Un retour sur investissement pour la puissance publique
Pour la puissance publique, l'étude relève des retombées fiscales positives à moyen terme. Pour les demandeurs d'emploi, les retombées fiscales compensent le coût de la formation environ 4 ans après son début. Pour les apprentis, ce délai est d'environ 5 ans par rapport à la voie scolaire.
Un secteur sous tension malgré ces impacts
Le Synofdès souligne que la formation transforme les parcours de vie autant que les compétences, mais que l'accès à la formation reste inégalitaire. L'organisation rappelle également le contexte économique difficile du secteur : 56% des organismes de formation ont réduit ou suspendu des activités entre 2024 et 2025, et 48% ont réduit leur masse salariale en 2025.